Le nouvel outil de production CAN-Connect facilite considérablement le travail au quotidien et garantit que le CAN restera à l'avenir ce qu'il est aujourd'hui: le standard de référence pour la description des prestations de construction. Les chapitres de l'édition 2028 du CAN sont désormais élaborés pour la première fois dans ce nouvel outil.
09.07.2026 | Cristina Giudicetti
L'application «NPK-Tools», avec laquelle CRB produit actuellement le catalogue des articles normalisés CAN, commençait à dater. Sa maintenance devenant de plus en plus difficile, CRB a mis en place progressivement CAN-Connect, en collaboration avec la société Ergon. Son entrée en fonction est prévue pour fin 2026; tous les chapitres de l'édition 2028 du CAN seront pour la première fois entièrement travaillés dans ce nouvel outil.
Avec CAN-Connect, ce n'est pas seulement l'écosystème de la production qui évolue, mais aussi tous les processus qui y sont associés. Kirsten Grossmann, responsable du développement des données produit chez CRB, y voit plusieurs avantages: «Le relecteur peut suivre le travail de l'auteur dès la phase de rédaction et intervenir si nécessaire, et les graphistes peuvent insérer leurs illustrations directement dans le texte.» Une fonction permet d'insérer des commentaires, ce qui simplifie le flux de travail. La principale nouveauté réside dans la suppression de la «saisie manuelle» dans Word: «Les auteurs rédigent eux-mêmes leur chapitre directement dans CAN-Connect et reçoivent des informations du programme.»
Reto Zweili, qui a été le premier auteur à réviser un CAN directement dans le nouvel outil en août 2025, considère lui aussi que la suppression des manuscrits Word en constitue le principal avantage: «Le traitement est plus rapide, car CAN-CONNECT gère mieux les descriptifs volumineux que Word». De plus, la validation des niveaux hiérarchiques l'aide dans son travail d'auteur.
Pour Michael Nussbaumer, responsable du département Standards de la construction chez CRB, les nouvelles fonctionnalités telles que la comparaison de chapitres, le multilinguisme et la traduction sont un véritable plus. «Nous élaborons également d'autres méthodes de vérification, par exemple des notifications lorsque les articles n'ont pas été créés selon la structure CAN.» Maja Rutishauser, responsable du service linguistique allemand chez CRB, y voit un autre avantage: comme les tâches répétitives, comme la renumérotation, sont supprimées, il y a plus de ressources pour se concentrer sur le «cœur de métier», à savoir le travail sur le contenu technique et linguistique. «C'est un grand avantage en termes de qualité.»
Pour Michel Frêne, chef de projet, le plus grand défi résidait dans sa nouveauté même: «Les collaborateurs de CRB et d’Ergon, les produits et CRB lui-même, avec son organisation, tout était nouveau pour moi.» Mais grâce à une équipe soudée et dynamique, nous avons pu créer en peu de temps un outil très précieux pour CRB, qui permet d'élaborer le CAN sans problème de compatibilité.
«Au final, ce sont les participants qui ont fait de ce projet une réussite.»
Christina Zehnder, Senior UX Architect, Ergon
Par sa participation au groupe de travail, Christina Zehnder, architecte UX senior chez Ergon, a pu se faire une idée concrète du processus d'élaboration des CAN. Elle aussi a trouvé que la collaboration avec CRB s'est déroulée à merveille. «Ce sont les participants qui ont créé ce climat propice à la collaboration et qui ont fait de ce projet une réussite», souligne-t-elle.
Le Catalogue des articles normalisés (CAN) est le standard de référence pour décrire les prestations. En investissant dans ce nouvel outil de production, qui permet un gain de temps et une amélioration significative de la qualité du CAN, CRB envoie un signal fort: le CAN restera à l'avenir un outil fiable et précis pour l'ensemble du secteur de la construction.